Adele bat des records, etc | #Newsfeed 11/2015

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La news du mois, c’est Adele qui vend 4 millions d’exemplaires de « 25 », son nouvel album, en 10 jours. Mais ce qui est génial pour Adele, ne l’est pas forcément pour les autres artistes.

Vidéo live : l’avenir du spectacle | #MaMA2015

MAMA 2015 - Vidéo live

Date : 15/10/2015, Day 2

  • Mathias Milliard – Modérateur, IRMA
  • Ronan Leborgne – Cofondateur Sourdoreille
  • Samuel Thiebaut – Cofondateur Oléo Films
  • Pierre Eligny – Président Rhythm and Town

Les intervenants ouvrent la conférence en se présentant :

  • Sourdoreille est un collectif de réalisateurs et de journalistes qui a développé un média avant tout (chroniques, interviews) et toute une partie captation avec des réalisateurs, cadreurs, cameramen. Sourdoreille se déplaçait d’abord en festivals, et maintenant en concerts, sessions acoustiques et interviews. Il est important pour eux d’éditorialiser le propos. Sourdoreille réalise également des portraits et des formes plus documentaires, hybrides, comme les Contes du Paris Perché. CultureBox et Arte Concert sont ses deux diffuseurs principaux.
  • Oléo Films est une société de production audiovisuelle spécialisée dans le jazz et les musiques du monde. Elle réalise des saptations de concert, quelques documentaire, et travaille pour CultureBox, Arte Concert, France Ô et France 4. Oléo Films s’étend un peu vers d’autres musiques actuelles : rock, co-production avec Sombrero sur Beauregard, hip hop avec Mos Def, Hellfest et Vieilles Charrues.
  • Rhythm and Town propose une nouvelle expérience immersive du live, alliant 3 dimensions, 360° et réalité virtuelle. Les projets sont pensés pour YouTube avec un gros travail sur le référencement.

 

Le web a complètement transformé la captation : nouveaux diffuseurs, nouveaux formats… Un rapide survol sur l’évolution du marché de la captation ?

 

Ronan Leborgne répond le premier : « Nous sommes nés sur le web, on travaille moins avec des diffuseurs antennes, même si certains projets remontent parfois jusqu’à elles. A partir de 2011-2012, il y a eu un développement via les réseaux sociaux, et ça a modifié les contenus à travers les pratiques : on ne regarde pas de la vidéos live sur 1h ou 1h30. On est plus impatients, il faut donc capter le public différemment, avec de nouvelles manières. Les contenus sont pensés différemment, l’expérience utilisateur est chamboulée par la navigation. »

Samuel Thiebaut poursuit : « On peut filmer plus de choses, des esthétiques absentes de la télévision. Il n’y a pas de jazz à la TV, hormis en troisième partie de soirée, et un nombre de spectateurs équivalent à la marge d’erreur. Le web donne une plus grande surface pour les musiques en général. Le métal était inexistant sur les chaînes de TV, alors que c’est une niche et le premier fournisseur de vidéos live vues pour Arte Concert : plus d’1 million de vues cette année, ce qui est très loin de leurs chiffres habituels. Une production pour le web coûte moins cher que pour une antenne : ça passe de 1 à 30, pour des productions de qualité comparable. Et on peut tourner en HD voire en 4K, alors que France Ô est toujours en SD. »

Pierre Eligny nous parle ensuite des différents profils : « Pourquoi je vais regarder des films de concert ? Il y a différents types. Il y a ceux qui regardent un live entier, ça existe encore. Il y a ceux qui sont curieux, viennent découvrir et restent très peu de temps. Rhythm and Town est sur des formats qui parlent aux deux : une manière de présenter, un story telling, une rétention, avoir un début très efficace pour aussi satisfaire ces zappeurs… La réalité virtuelle est un nouveau média. Il y a la Google Cardbox pour 1 euro, bientôt l’Oculus Rift.  Il faut pouvoir attirer le regard dans la bonne direction, du son binaural, etc. »

Les effets pervers de la multiplication de l’offre de captation par rapport à la chaîne de financement publique

 

Samuel Thiebaut répond : « Le CNC est de fait le principal financeur de captations de spectacles vivants. Créé après la 2ème guerre mondiale, ses fonds viennent de la billetterie de cinéma, de la publicité sur les chaînes… Une partie du CNC soutient la captation de spectacles vivants à vocation patrimoniale. Une tempête a été soulevée début 2015. Le CNC s’est fait déborder par le nombre de demandes de la part de certains diffuseurs, sans compter le soutien automatique dès lors que l’on a répondu à certains critères. Ce n’est pas le cas des producteurs. Normalement, quand on remplit ces cirtères, on touche. Cette année, il y a eu plus de demandes que de budget.En 2015, l’argent demandé par les producteurs en 2014 n’a pas été accordé, ce qui représente une perte de 100 à 350 000 euros chacun pour ceux concernés. Le CNC durcit les conditions d’accès à son soutien. Ils veulent moins d’acteurs, et ils sont en train de durcir les conditions d’accès. »

Ronan Leborgne ajoute : « Aujourd’hui, il est très dur pour un jeune producteur de faire financer un projet qui sera diffusé uniquement sur le web. Jusque récemment, il fallait obligatoirement passer par un diffuseur TV local ou national. Il était devenu archaïque que ces projets nés de plateformes, sur des sites dédiés ou simplement inadaptés à la télé traditionnelle, ne rentrent pas dans la case d’éligibilité du CNC. »

« Ça a changé récemment », confirme Samuel Thiebaut. « Ils s’adaptent, c’est une question de survie. La musique représente 75% du volume du CNC. Elle est donc vraiment soutenue par le CNC. C’est 42% musiques actuelles, avant les musiques classiques (40%). 42% surtout représentés par Morgan. »

« Beaucoup de sociétés civiles peuvent rentrer en complément de ces financements », reprend Ronan Leborgne. « Le SCM soutient désormais uniquement les producteurs phonographiques. Ensuite il y a la SACEM, l’ADAMI, de 5 à 20K euros. Le CNC n’est pas la voix unique, même si c’est la voie principale. »

« Il y a de plus en plus d’entreprises qui mettent en place des projets avec la musique pour leur communication », rebondit Pierre Eligny. « Mais ce n’est pas le même budget, pas la même manière de produire et pas les mêmes attentes. »

Quid du livestreaming en salles de cinéma ?

« On a fait une tentative qui n’a pas abouti », répond Samuel Thibaut. Il y a eu un partenariat avec Pathé, 50 000 entrées le même soir, à 3€ l’entrée. Comme ce n’est pas une billetterie habituelle, ça peut être partagé à 50% entre le producteur ou le label. »

 

Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les producteurs de spectacle qui, rappelons-le,
n’ont à ce jour pas de droits.

Augmenter le live : au-delà de la musique, l’expérience | #MaMA2015

MaMA 2015 - Augmenter le live

Date : 15/10/2015, Day 2

  • Stéphane Dufossé – Augmented Acoustics
  • Arnaud Berthonneau – Digital Essence
  • Yan Lee-Dajoux – Lucie Labs

 

Stéphane Dufossé, CEO d’Augmented Acoustics, ouvre le panel avec ce fait : plus de 60% des personnes se disent régulièrement déçues de la qualité sonore. Il en donne trois raisons

  • acoustique inadaptée
  • sonorisation déséquilibrée
  • volume trop élevé

« On va écouter de la musique avec des bouchons ! », s’étonne-t-il. Sa solution : bénéficier de la qualité sonore en sortie de console via un boîtier. Le spectateur peut lui même régler le son via l’application. Ceci ouvre la voie à différents modèles :

  • Vente de licenses et équipement (consoles, casques)
  • Vente du concert augmenté via l’app ➔ partage de revenus avec la profession
  • Achat de la bande son du live a posteriori
  • Ecoute du concert en live à distance
  • Location de base de données et opérations CRM

Augmented Acoustics est actuellement en levée de fonds sur Smart Angels.

Le public va-t-il accepter d’avoir un casque sur les oreilles ? Est-ce que ça ne lui coupe pas l’expérience ?

Certains n’y croient pas du tout, d’autres n’attendent que ça, y compris les ingénieurs du son qui ne peuvent restituer l’intégrité de l’oeuvre en raison des problèmes de la salle, répond Stéphane Dufossé : « Pour moi, la 1ère raison pour laquelle une personne se rend à un concert, c’est parce qu’il est intéressé par l’artiste. S’en souvenir uniquement parce que le son est catastrophique, c’est dommage. »

Arnaud Berthonneau ajoute que le live augmenté vient toujours d’une bonne intention : « Avec Digital Essence, on essaye de l’améliorer visuellement. On a du trouver de nouveaux moyens pour faire venir les gens au live, puisque c’est à que la valeur se crée. Le vidéo mapping correspond parfaitement à cette réponse. Il est encore trop réservé à des experts, nécessite du matériel, des infrastructures, des compétences… On a voulu s’attaquer à ces barrières-là, avec un logiciel et une structure faciles à installer et à utiliser. Chacun peut avoir sa propre interprétation de la musique : mais on finit par imposer une image au spectateur, et quand l’artiste s’investit là-dedans, ça devient vraiment intéressant. »

Est-ce qu’on peut imaginer quelque chose de collaboratif ?

« Oui, » répond sans hésiter Arnaud Berthonneau. « Je nuancerai : on a pas envie que le spectateur soit directeur artistique. C’est bien qu’il ait un peu de pouvoir sur les choix des chansons, des lieux, ou de la qualité sonore. Qu’il ait la main à 100% ça peut être intéressant, ça peut être le concept du concert. À voir. D’autres personnes veulent être passifs dans un concert. »

La solution de Lucie Labs correspond parfaitement à ce concept. « On a commencé notre aventure en 2013, avec la rencontre de notre technologie avec un écosystème, celui des tourneurs au Japon », explique Yan Lee-Dajoux. Les bracelets s’allument, s’éteignent, changent de couleur :

  • On veut une scénographie de la lumière sur scène et dans la foule (immersion)
  • On veut de nouvelles informations : créer un bracelet pour collecter le mouvement et le retranscrire à travers la lumière de la scène ou sur une animation sur écran géant.
  • On veut collecter les données liées à l’utilisateur, lancer de nouveaux services (cashless, ebillet) et de nouveaux services qui vont au-delà (projection de photos et de vidéos, un bracelet devenant un pixel d’un écran géant)

Le lien se crée pendant le spectacle et demeure après : on garde le bracelet, et on peut pousser du contenu pour faire revenir le spectateur vers d’autres artistes du tourneur : du digital vers le physique et du physique vers le digital.

« L’attention du consommateur est volatile, il faut donc maintenir le lien artiste-fan dans le temps », conclue-t-il.

Si on force le trait, quand on ira dans un concert, on aura un casque sur les oreilles, sur les yeux, un bracelet… Ca promet des expériences enrichies, en lien avec les présents et les absents… Est-ce que ça ne casse pas le lien de communauté ? On a en quelque sorte que des individus connectés, et non plus l’énergie de la foule en live.

« On se rend compte de ces dispositifs là quand on va à un concert où il n’y en a pas : il manque quelque chose, surtout si on l’a déjà vu ailleurs », remarque Arnaud Berthonneau. « Originellement, on va voir l’artiste pour sa musique, mais on attend un peu plus. Sur les visuels, je fais partie d’une génération qui a vu des clips depuis tout petit, tous les artistes ont une image sur internet, et quand on arrive à un concert sans cette partie visuelle, ça me paraît bizarre. Le risque effectivement est une dérive vers le too much, mais on en est loin, et les producteurs de spectacles savent ce qu’ils font et feront des choix pour avoir des expériences complémentaires et pas intrusives. »

Est-ce que ca ne va pas devenir la bande son d’une expérience, d’un jeu vidéo en temps réel ?

« On essaie dans un premier temps d’améliorer, de réparer une expérience dégradée », rappelle Stéphane Dufossé. « Et on veut que notre service soit complémentaire, que les gens aient le choix d’y souscrire ou non. »

Selon Yan Lee-Dajoux, la technologie doit servir le spectacle, l’artiste. « Les technologies dont on parle ne sont pas massivement déployées. Mais on parle de moins en moins du concert et de plus en plus du spectacle : la scénographie est donc de plus en plus importante, et on peut moins en moins dissocier la musique de la scénographie. »

« Tout le monde est différent », ajoute Stéphane Dufossé. « J’étais très circonspect au début quand j’allais à des concerts augmentés, comme ceux de Shaka Ponk. En fait, ces performances font partie de l’oeuvre : ceux qui ne veulent que des concerts digitaux s’y rendront, ceux qui n’aiment pas n’iront pas. »

Quels sont les coûts ? Ça a l’air de s’adresser aux gros spectacles. On risque de se retrouver avec des spectacles à deux vitesses…

« Sur les spectacles à deux vitesses, c’est déjà le cas », remarque Stéphane Dufossé. « Selon que vous êtes au fond su stade ou devant, vous n’avez pas la même expérience sonore. Nous, on cherche à rendre cette bonne expérience à ces personnes là. Le coût de notre solution est effectivement supplémentaire, de l’ordre de 5€. L’ensemble du système n’est pas si cher par rapport à des systèmes de sonorisation traditionnels. Beaucoup de villes en France n’ont pas les moyens de s’offrir de gros systèmes de sonorisation : nous, on peut apporter ça. Le public est effectivement complètement sous casque, mais bénéficie de la qualité du son. »

« Prenez le cinéma : le cinéma 2D est moins cher, et le cinéma 3D l’est plus », ajoute Yan Lee-Dajoux. Notre solution peut se financer via le prix du billet, ou le sponsoring.

Est-ce que vous avez des systèmes que les artistes peuvent s’offrir ?

« Oui. C’este cas de notre solution », répond Arnaud Berthonneau. « On a même une version gratuite qui peut être utilisée par les amateurs. On a des versions plus ‘pro’, même si je n’aime pas ce terme-là. Et on peut aussi créer une solution sur mesure pour un groupe en particulier. La version payante coûte 9€ par mois : plus d’effets, connexion avec d’autres logiciels de MAO (linker sur les effets) et se baser sur le contrôleur pour sortir du clavier souris. »

Cette conférence se conclue en abordant les autres secteurs sur lesquels ces solutions peuvent se développer :

  • Lucie Labs est déjà présent sur le sport et un parc d’attraction au Japon
  • Digital Essence peut servir les projets éphémères et vient de déposer un brevet dans le domaine du médical (leur solution autorise un mapping qui permet de comprendre le traitement de certaines maladies)
  • Augmented Acoustics est adapté à toutes les expériences où le son n’est pas adapté (conférences) et aux événements sportifs (tournoi de judo par exemple, où l’on peut augmenter l’information visuelle avec de l’information audio).

The Art of Booking, or how to get noticed by bookers | #MaMA2015

MaMA 2015 - How to get noticed by bookers

Date : 14/10/2015, Day 1

Speakers:

  • Stéphane Davet – Journalist, facilitator
  • Michal Kascak – CEO, Pohoda Festival (1997, 30 000 people, Slovakia, power of festival to open sensitive topics)
  • Biljana Bilic – Booking & Production, EXIT Festival
  • Dany Hassenstein – Booking, Paleo Festival
  • Peter Hvalkov – Scheduler & Booking, Roskilde Festival
  • Jean-Louis Brossard – Artistic Director, Transmusicales

 

FESTIVAL SPIRIT

Peter Hvalkov begins by introducing the Rosklide Festival. It’s never been looking for music that sells tickets, it’s more focused on the charity organization, and has been that way since its creation in 1975. As a benefit organization whose donations reach out to the world, they have to present that.

Dany Hassenstein says that the Paleo Festival kept its folk DNA. Joan Baez played in 1981 and was the first international headline, and she came back last year. It’s still all about passion, and the new generation feels privileged of booking such an old event. « We know our audience, what they would like to hear. And the audience knows us, trusts us, and comes to discover », he adds.

Biljina Bilic from the EXIT Festival explains that people could not travel because of war, so the idea was to bring the artists to Serbia. Young serbians do not have that much money to travel, and few bands come to Serbia. They also wanted to escape Serbia’s image, hence the name. At first the festival lasted 102 days. Now it’s 4. The EXIT is run by a fundation and has a lot of social activities throughout the year.

The Pohoda Festival comes from an alternative music scene, and Michal Kascak and his team want to keep it that way. Michal is not a big believer in the new trends of franchise of festivals etc. What matters is the spirit of the festival. You have people who don’t care who comes, hardcore fans that buy tickets without any announcement. 50% come for the atmosphere and the scene, 50% come for the music and the line up.

Jean-Louis Brossard, from the Transmusicales, is the only festival that doesn’t book headliners. Jean-Louis just doesn’t book famous bands. « That’s the way I’m working », he says. « I receive CDs, I travel. This year I have a band from Thailand,Khun Narin’s Electric Phin Band, and the first thing you have to do is book the ticket before even talking money. »

FESTIVAL BOOKING

Peter Hvalkov points out that the work is done by volunteers, so it takes time to decide what we are going to do. They are already preparing 2017: if you want to build a new stage, you have to think about it a long time in advance. Peter starts booking early for the headliners. « We had one of next year’s headliners before the beginning oh this year’s edition. We look at video clips, tapes, CDs for unknown artists, and also a lot of travels. Africa, Latin America, Asia. »

« It’s absolutely crazy », says Michal Kascak. « I’m too focused on 2015 to book for 2016. And once my festival is off, I don’t want to hear about any festival for a month. So I start mid-september. I made my first call two weeks ago. The fact of booking earlier and earlier, the competition to be the first to announce, I don’t think it’s very healthy. And the franchise thing as well. If as one person, you offer 20 festivals, the agent is like “Done”. That’s not healthy either. »

« It’s a never ending story », adds Biljana Bilic. « It’s a non-stop work. EXIT is a major festival but does not have a major budget. We can’t compete money wise. We have to sell our story. »

Dany Hassenstein explains that in May or April, they can’t come with a big offer for the next year: they don’t have the money at that time. « Too early and we don’t have the budget. Too late… And it’s too late. I’d like to take a month off after the festival, but it’s less and less possible ». He makes clear that they only book bands they have seen. It’s all about music first.

FESTIVAL SOLIDARITY

« We share a lot of common issues, legal or whatever », explains Dany Hassenstein. « There are federations like De Concert! that help us exchange booking information ».

Michal Kascak works a lot with EXIT to coordinate booking. « I talk a lot with Ivan (Milivojev, EXIT’s founder that was at the MAMA last year, Editor’s Note). « We share our problems and our solutions. Festivals from Yourope (82 festivals) exchange their last edition issues and how to deal with it. » Referring to the branding trends, he smiles: « We’re the dolphins. We attack sharks. »

FESTIVALS, DISCOVERY & NEW ARTISTS

Peter Hvalkov begins with that fact:  « The income of artists is no longer on sales of CDs, it’s on live music and merchandise. » It happened over the last 5, 6, 7 years, it became obvious. « When did you start listening to music on your computer? », he asks. « That’s the beginning of the story. » Money wise, headliners represent a big part of the budget. The average age of the audience is 23, 24. « We know what attracts newcomers : artists they know, so headliners. The headliners are less than 5% of the bands scheduled. The headliners of tomorrow might be in the rest« … The Roskilde Festival is not a showcase: « We are asking for 60 minutes minimum, it’s usually 90 minutes. So they have to be really good in live performance. » But they also want to share their own story: « We want to present the music of today and tomorrow, but also present the story of what the popular music is what it its today. That’s why we have the Rolling Stones and Paul McCartney. » They really try to bring a high quality of variety in the programming, so that next year festival-goers don’t wait for the headliners to buy their tickets.

« Young people like to be in advance. », explains Jean-Louis Brossard. « Our audience is younger and younger, they like to discover bands and be the first to know them. At the Transmusicales, you can discover hip hop stuffs, bands coming from Africa… People love to be surprised. »

So what are these bookers’ sources while looking for all these new bands ? Social media, showcase festivals like Eurosonic or the MaMA, SXSW, Great Escape, Spot ?

« You must spend more and more money for headliners », says Michal Kascak. « You have to find some solutions: we can’t have more money from sponsors or from tickets. We had to decrease the number of bands 182, now 128. Only one stage running on Thursday… Headliners are consuming more and more money and it will become a problem for middle acts. One of the main goals of healthy festivals is to present new acts. It’s great that you can see that people are there, watching the stage for unknown acts. If you have only headliners, people waiting for a big name, the venue is just waiting. You lose the spirit, the sense of community. For scheduling, I believe friends, we use a bit of social media but not so much. We also receive recommendations of fans. At a showcase even, if I’m seeing 30 bands, I must have 3-4 that I love and want to bring back. »

Jean-Louis Brossard loves the Great Escape Festival in Brighton: there are bands from Africa, Australia, America. « I’m listening to all the bands before going and doing my program. And you end up willing to watch 3 bands at the same place. I’m not zapping : if it’s boring I’m leaving, if it’s good I’m staying. »

Dany Hassenstein insists that the Paleo Festival will never book a band they have not seen live. « If we really can’t, we call someone we really trust and who has seen the band live, » he says. « I really like going to the Transmusicales, and Brighton. The most important event for that is Eurosonic. We recommend bands to other festivals at that time. Same thing, for 30 bands, I want a 3 or 4. We have a Google Doc we Eurockéennes and Vieilles Charrues where we share who we want to book. » Sometimes, he’ll see a band that he won’t book the first year, but will keep an eye on it because they have potential.

Jean-Louis Brossard won’t give us any band name that he recently discovered: « I’m not  talking about a band before I have booked it. I want to have the exclusivity on the artist. » Too bad, but we get that.

HOW TO GET NOTICED BY BOOKERS?

« It’s horrible to answer this question », says Dany Hassenstein. « Don’t send us emails, CDs, links. We want to see the bands. So tell us where you’re going to play very soon.  There’s no good or bad moment. We want to see them. »

« It depends where you go », nuances Michal Kascak. « If you want to make a career in UK, you need a portfolio etc. If you want to make a career in Slovakia, just come and play. We booked main stage an Israeli band, two slots before Bjork. One of the best in my opinion. They don’t have any CD. »

« We’re traveling a lot », says Biljana Bilic. « You can send stuffs whenever you want, but we don’t give any answer before July, because we are waiting for the answer of the headliners. » She adds that the nationality of people coming is taken into account: « We have a lot of locals, ex-Yugoslavia. The audience wants to see the old bands, and they are the one buying the tickets. We want to present new things. We need to find the balance. »

For Peter Hvalkov, the best time to get noticed by bookers is when the artist is ready. « We have a decision committee », he explains. « We decide on what we hear and what we see, and information from our network and what others festivals do. But we don’t look at the number of songs sold, or hits on YouTube. « We had Lo’jo, it was their first performance. We knew their manager at the time, and trusted him. You have to trust your network. »

Jean-Louis Brossard shares his point of view: « If I listen to a link I received, I want to see charism in live. Dany wants to see all the bands. I don’t. I love to discover bands at the Transmusicales. Sometimes they do their first live here. Gotan Project and Saint Germain had not played before. If the band is in that situation, we just ask ‘Do you think you’ll be ready for December?’ If the answer is yes, we’ll do it. »

THE END OF ENGLISH HEGEMONY?

Michal Kascak believes they are not focused enough on Central Europe and Eastern countries. « We don’t have enough bands from Hungary. We have a lot from Africa. Our last 4 stages were Israel, Syria, then Bjork. We as festivals need to show how great music is everywhere. »

« There might be a little change in the programmation, but there is so much more to find », adds Peter Hvalkov.

Biljana Bilic, Michal Kascak and Dany Hassenstein insist on presenting local bands.

And that, my friends, is the end of the very first conference of the MIDEM 2015.

Le Hellfest nous en met plein la vue, etc – #NEWSFEED 09/2015

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L’actualité principale de ce mois-ci, c’est la performance du Hellfest, qui ouvre sa billetterie sans avoir annoncé sa programmation.

En vrac, les autres actualités de l’industrie musicale pour le mois de septembre :

Identifier les produits disruptifs & else – #NEWSFEED 08/2015

Newsfeed 08/2015 - Identifier les produits disruptifs

Vous avez passé de bonnes vacances ?

L’actualité principale du mois, c’est cet article qui propose 4 moyens pour les musiciens et les labels d’identifier les produits disruptifs avant les autres. Smells like LiveSparks spirit ?

En vrac, les autres actualités de l’industrie musicale pour le mois d’août.

Profil des superfans & else – #NEWSFEED 07/2015

Newsfeed 07/2015 - Profil des superfans

L’actualité principale de ce mois-ci, c’est la sortie du rapport de MIDiA Research sur le profil des superfans et leurs attentes. On en avait parlé en juin.

En vrac, les autres actualités de l’industrie musicale pour le mois de juillet :

#Newsfeed 06/2015

Un mois de juin riche en actualités. Evidemment, il y a eu le MIDEM (notre compte-rendu ici), mais beaucoup d’autres choses :

Economic models of the music business today in Brazil | #MIDEM2015

music business today in Brazil
Date : Samedi 06/06, Day 2

 

Intervenants :
  • Bruno Boulay – Modérateur
  • Ulises Gasparini – iMusica
  • Connie Lopes – ZooCom Eventos
  • Wagner Palazzi – Label SESC-SP
  • Bernardo Pauleira – Embolacha Projetos Criativos
  • Leandro Ribeiro Da Silva – Brasil Music Exchange
  • Ulises Gasparini

 

Le panel « Economic models of the music business today in Brazil » est l’occasion de faire le point sur ce qu’il se passe au Brésil, tant sur le live que sur le digital, le crowdfunding, ou le consulting pour lancer des artistes dans ce pays, ou à l’inverse lancer des artistes brésiliens ailleurs dans le monde.

 

Connie Lopes ouvre le panel avec ce fait : le Brésil a consolidé sa position parmi les pays offrant des lives majeurs, d’artistes nationaux et internationaux. Le pays arrive ainsi en seconde place en Amérique latine derrière le Mexique, et prévoit une croissance de 34% jusqu’en 2018. Le marché génère aujourd’hui $120M de revenus, et devrait atteindre $160M en 2018. Connie préfère investir dans des festivals “spéciaux” plutôt que massifs, suivant une thématique précise, afin de proposer plus que de l’entertainment, comme Back2Black par exemple, festival de culture africaine.

 

Wagner Palazzi présente ensuite SESC, qui participe a des projets éducatifs, distribuant des bourses en ayant pour objectif une transformation sociale. Quel rapport avec la musique live, alors ? SESC possède 500 antennes dans tout le Brésil, et à travers des activité de label et d’organisateurs de live, permet à des artistes d’émerger et d’exister sur la scène brésilienne.

 

Le Brésil est un marché spécifique, avec ses propres particularités. Le crowdfunding, par exemple, y rencontre un certain succès. Bernardo Pauleira raconte ensuite que pour lui, tout a commencé parce qu’il est musicien. En tant que musicien, il a rencontré des difficultés à trouver des investisseurs pour financer un album ou une tournée. Après 18 ans dans l’industrie musicale, il s’est aperçu que les artistes achetaient leurs albums pour les vendre à leurs propres concerts. Bernardo a joué dans la rue avec son groupe, et a écoulé 6000 albums en direct to fan. En constatant l’envolée de Kickstarter en 2010, il décide de fonder Embolacha. En tant que label, ils sont toujours en recherche de sponsors et d’opportunité. Si vous avec une fanbase et que vous y êtes connectés, vous pouvez faire beaucoup de choses avec votre public et développer vos idées.A ce jour, 1M de reales ont été récoltés et 50 albums sont parus grâce à la plateforme. Ces artistes n’auraient eu aucune chance de publier avec une major. Tout le monde connaît les grands noms. Embolacha veut pousser la nouvelle génération de compositeurs, de producteurs et d’artistes, à une nouvelle audience. Les Beatles ont commencé dans un club avec 200 personnes. C’est ce qu’on a sur la plateforme. Les projets durent entre 30 et 60 jours. Les fans donnent de l’argent en échange de récompenses, comme une copie du prochain album ou des places de concert. Les marques peuvent avoir des opportunités et s’associer à l’artiste.

 

Ulises Gasparini se souvient qu’iMusica a commencé à vendre du digital en 2000, alors que seulement 4% de la population brésilienne avait accès à Internet. En 2005, ils réalisent que les contenus digitaux sont particulièrement bien adaptés au mobile : ils commencent alors à développer une unité mobile au sein de la société. Ulises aborde ensuite 3 marchés brésiliens différents :
  • Streaming : immunisa possède sa propre plateforme de streaming. Le Brésil compte 300M de lignes mobiles, et le revenu moyen par utilisateur n’est que de $6 par mois, pour les services voix, messages et internet. Dès lors, il devient difficile de vendre un abonnement à $10 ou même $5. iMusica a donc mis en place un abonnement hebdomadaire, pour vendre le service en microbilliing.
  • Sonneries : 30% des revenus d’iMusica provenaient de la vente de sonneries en 2014. Les Brésiliens sont friands de ce genre de service, notamment parce qu’ils sont abordables. A l’origine, le service était présenté sous forme d’abonnement mensuel : 60 cents par opérateur téléphonique pour activer le service et 60 cents par chanson. Le service a ensuite été unifié : l’utilisateur a désormais accès au catalogue entier pour 30 cents par semaine. iMusica s’intéresse également à un autre modèle : au Brésil, 80% des abonnements sont prépayés, pour $2 ou $3 par semaine. iMusica père se greffer sur le renouvellement hebdomadaire pour proposer une expérience digitale en micropaiements.
  • Branded content : Coca Cola Fan, 24h de live content, music entertainment, interviews, très intéressant pour les adolescents, très différent du modèle publicitaire habituel. Le sponsoring est un très bon modèle pour les pays émergents.

 

Leandro Ribeiro Da Silva présente ensuite Brasil Music Exchange, qui a pour mission d’aider les sociétés musicales brésiliennes à développer des partenariats à l’international : développement de réseaux, speed meetings, organisation de missions… BME offre ainsi une visibilité à ces organisations sur des événements internationaux, comme le MIDEM ou le SXSW. BME est également présent à l’intérieur des frontières brésiliennes, invitant des acheteurs étrangers potentiels et leur faisant découvrir la scène musicale brésilienne. L’intelligence department étudie les marchés et apporte des informations aux organisations accompagnées. BME a également des partenariats avec des structures britanniques et américaines. Si vous cherchez des informations sur le marché musical brésilien, il est fort probable que BME soit en mesure de vous fournir des informations de qualité.

 

Répondant à une question sur la spécificité régionale du Brésil en raison de sa langue, Bernardo explique que le Brésil est un marché très orienté sur le local, Entre 70% et 80% des contenus téléchargés et streamés ont Brésil sont ceux d’artistes brésiliens. C’est également le cas dans les autres pays sud-américains, dans une proportion moindre. Certains rythmes et artistes sont particulièrement populaires dans des régions spécifiques. Pour se développer au Brésil, il est donc fondamental de s’adresser non seulement à des artistes locaux, c’est-à-dire non seulement brésiliens mais en plus régionaux.

How digital innovation enhances the live music business | #MIDEM2015

How digital innovation enhances the live music business

Date : Vendredi 05/06, Day 1

Intervenants

  • Bill Werde – Modérateur
  • Billy Koh – Amusic Rights Management
  • Natalia Nastaskin – The Agency Group USA, Ltd.
  • Fabrice Sergent – Bandsintown
  • Fruszina Szép – Berlin Festival & Lollapalooza Berlin

« Citation : Nothing can replace the live experience. » Fruszina Szép – Berlin Festival & Lollapalooza Berlin

Lors du panel « How digital innovation enhances the live music business », ces amoureux du live discutaient de l’impact des évolutions technologiques sur la musique live. Le sujet est vaste et les discussions ont donc été variées. Bill a le sentiment que le live, aujourd’hui, pour la plupart des gens, c’est ce qui se passe de l’autre côté de l’écran. Mais la technologie permet également d’enrichir l’expérience.

 

Fruzsina Szép a annoncé que le festival Lollapalooza adoptera la technologie RFID dès l’année prochaine, présentant des avantages non-négligeables pour les festivaliers : waterproof, sous forme de bracelet donc plus difficile à perdre qu’un portefeuille… Et, comme le fait remarquer Bill, on a moins l’impression de payer avec un bracelet (pas de soldes de comptes).

 

Billy Koh nous a appris que le livestreaming était en forte croissance en Chine. Plusieurs plateformes existent mais une seule, METV, est payante : à 4$ le concert, elle parvient à toucher 1M de personnes, ajoutant ainsi $4M aux revenus d’un soir. Les plateformes gratuites, elles, peuvent toucher 3M à 5M de personnes par concert. La plupart des artistes présentés sont chinois, mais Linkin Park a récemment live streamé un concert ayant lieu aux USA, en Chine. Concernant la vidéo, Youtube est banni en Chine, mais il ne faut pas une journée pour qu’un contenu intéressant posté à l’étranger se retrouve de manière pirate sur une plateforme vidéo chinoise.

 

Fabrice Sergent a ensuite évoqué l’évolution de l’expérience du concert depuis que le smartphone s’est démocratisé. Ceci permet à Bandsintown de réunir de nombreuses données utiles qu’ils peuvent ensuite partager avec les artistes et les salles de concert.

 

Concernant le prolongement de l’expérience live, Fabrice confirme que nous allons tous sur Internet chercher des photos et des vidéos après un concert. Bandsintown envoie donc par email un scrapbook aux personnes ayant assisté à un live rassemblant différents contenus. Fruszina, de son côté, évoque le désormais traditionnel aftermovie des festivals, reprenant les moments les plus forts en émotion de l’événement.

 

A noter : Fabrice a publié ce soir quelques chiffres intéressants sur le sujet.