Deezer repousse son entrée en bourse, etc | #Newsfeed 10/2015

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L’actualité principale de ce mois-ci, c’est le report de l’entrée en bourse de Deezer.

En vrac, les autres actualités de l’industrie musicale pour le mois d’octobre :

Augmenter le live : au-delà de la musique, l’expérience | #MaMA2015

MaMA 2015 - Augmenter le live

Date : 15/10/2015, Day 2

  • Stéphane Dufossé – Augmented Acoustics
  • Arnaud Berthonneau – Digital Essence
  • Yan Lee-Dajoux – Lucie Labs

 

Stéphane Dufossé, CEO d’Augmented Acoustics, ouvre le panel avec ce fait : plus de 60% des personnes se disent régulièrement déçues de la qualité sonore. Il en donne trois raisons

  • acoustique inadaptée
  • sonorisation déséquilibrée
  • volume trop élevé

« On va écouter de la musique avec des bouchons ! », s’étonne-t-il. Sa solution : bénéficier de la qualité sonore en sortie de console via un boîtier. Le spectateur peut lui même régler le son via l’application. Ceci ouvre la voie à différents modèles :

  • Vente de licenses et équipement (consoles, casques)
  • Vente du concert augmenté via l’app ➔ partage de revenus avec la profession
  • Achat de la bande son du live a posteriori
  • Ecoute du concert en live à distance
  • Location de base de données et opérations CRM

Augmented Acoustics est actuellement en levée de fonds sur Smart Angels.

Le public va-t-il accepter d’avoir un casque sur les oreilles ? Est-ce que ça ne lui coupe pas l’expérience ?

Certains n’y croient pas du tout, d’autres n’attendent que ça, y compris les ingénieurs du son qui ne peuvent restituer l’intégrité de l’oeuvre en raison des problèmes de la salle, répond Stéphane Dufossé : « Pour moi, la 1ère raison pour laquelle une personne se rend à un concert, c’est parce qu’il est intéressé par l’artiste. S’en souvenir uniquement parce que le son est catastrophique, c’est dommage. »

Arnaud Berthonneau ajoute que le live augmenté vient toujours d’une bonne intention : « Avec Digital Essence, on essaye de l’améliorer visuellement. On a du trouver de nouveaux moyens pour faire venir les gens au live, puisque c’est à que la valeur se crée. Le vidéo mapping correspond parfaitement à cette réponse. Il est encore trop réservé à des experts, nécessite du matériel, des infrastructures, des compétences… On a voulu s’attaquer à ces barrières-là, avec un logiciel et une structure faciles à installer et à utiliser. Chacun peut avoir sa propre interprétation de la musique : mais on finit par imposer une image au spectateur, et quand l’artiste s’investit là-dedans, ça devient vraiment intéressant. »

Est-ce qu’on peut imaginer quelque chose de collaboratif ?

« Oui, » répond sans hésiter Arnaud Berthonneau. « Je nuancerai : on a pas envie que le spectateur soit directeur artistique. C’est bien qu’il ait un peu de pouvoir sur les choix des chansons, des lieux, ou de la qualité sonore. Qu’il ait la main à 100% ça peut être intéressant, ça peut être le concept du concert. À voir. D’autres personnes veulent être passifs dans un concert. »

La solution de Lucie Labs correspond parfaitement à ce concept. « On a commencé notre aventure en 2013, avec la rencontre de notre technologie avec un écosystème, celui des tourneurs au Japon », explique Yan Lee-Dajoux. Les bracelets s’allument, s’éteignent, changent de couleur :

  • On veut une scénographie de la lumière sur scène et dans la foule (immersion)
  • On veut de nouvelles informations : créer un bracelet pour collecter le mouvement et le retranscrire à travers la lumière de la scène ou sur une animation sur écran géant.
  • On veut collecter les données liées à l’utilisateur, lancer de nouveaux services (cashless, ebillet) et de nouveaux services qui vont au-delà (projection de photos et de vidéos, un bracelet devenant un pixel d’un écran géant)

Le lien se crée pendant le spectacle et demeure après : on garde le bracelet, et on peut pousser du contenu pour faire revenir le spectateur vers d’autres artistes du tourneur : du digital vers le physique et du physique vers le digital.

« L’attention du consommateur est volatile, il faut donc maintenir le lien artiste-fan dans le temps », conclue-t-il.

Si on force le trait, quand on ira dans un concert, on aura un casque sur les oreilles, sur les yeux, un bracelet… Ca promet des expériences enrichies, en lien avec les présents et les absents… Est-ce que ça ne casse pas le lien de communauté ? On a en quelque sorte que des individus connectés, et non plus l’énergie de la foule en live.

« On se rend compte de ces dispositifs là quand on va à un concert où il n’y en a pas : il manque quelque chose, surtout si on l’a déjà vu ailleurs », remarque Arnaud Berthonneau. « Originellement, on va voir l’artiste pour sa musique, mais on attend un peu plus. Sur les visuels, je fais partie d’une génération qui a vu des clips depuis tout petit, tous les artistes ont une image sur internet, et quand on arrive à un concert sans cette partie visuelle, ça me paraît bizarre. Le risque effectivement est une dérive vers le too much, mais on en est loin, et les producteurs de spectacles savent ce qu’ils font et feront des choix pour avoir des expériences complémentaires et pas intrusives. »

Est-ce que ca ne va pas devenir la bande son d’une expérience, d’un jeu vidéo en temps réel ?

« On essaie dans un premier temps d’améliorer, de réparer une expérience dégradée », rappelle Stéphane Dufossé. « Et on veut que notre service soit complémentaire, que les gens aient le choix d’y souscrire ou non. »

Selon Yan Lee-Dajoux, la technologie doit servir le spectacle, l’artiste. « Les technologies dont on parle ne sont pas massivement déployées. Mais on parle de moins en moins du concert et de plus en plus du spectacle : la scénographie est donc de plus en plus importante, et on peut moins en moins dissocier la musique de la scénographie. »

« Tout le monde est différent », ajoute Stéphane Dufossé. « J’étais très circonspect au début quand j’allais à des concerts augmentés, comme ceux de Shaka Ponk. En fait, ces performances font partie de l’oeuvre : ceux qui ne veulent que des concerts digitaux s’y rendront, ceux qui n’aiment pas n’iront pas. »

Quels sont les coûts ? Ça a l’air de s’adresser aux gros spectacles. On risque de se retrouver avec des spectacles à deux vitesses…

« Sur les spectacles à deux vitesses, c’est déjà le cas », remarque Stéphane Dufossé. « Selon que vous êtes au fond su stade ou devant, vous n’avez pas la même expérience sonore. Nous, on cherche à rendre cette bonne expérience à ces personnes là. Le coût de notre solution est effectivement supplémentaire, de l’ordre de 5€. L’ensemble du système n’est pas si cher par rapport à des systèmes de sonorisation traditionnels. Beaucoup de villes en France n’ont pas les moyens de s’offrir de gros systèmes de sonorisation : nous, on peut apporter ça. Le public est effectivement complètement sous casque, mais bénéficie de la qualité du son. »

« Prenez le cinéma : le cinéma 2D est moins cher, et le cinéma 3D l’est plus », ajoute Yan Lee-Dajoux. Notre solution peut se financer via le prix du billet, ou le sponsoring.

Est-ce que vous avez des systèmes que les artistes peuvent s’offrir ?

« Oui. C’este cas de notre solution », répond Arnaud Berthonneau. « On a même une version gratuite qui peut être utilisée par les amateurs. On a des versions plus ‘pro’, même si je n’aime pas ce terme-là. Et on peut aussi créer une solution sur mesure pour un groupe en particulier. La version payante coûte 9€ par mois : plus d’effets, connexion avec d’autres logiciels de MAO (linker sur les effets) et se baser sur le contrôleur pour sortir du clavier souris. »

Cette conférence se conclue en abordant les autres secteurs sur lesquels ces solutions peuvent se développer :

  • Lucie Labs est déjà présent sur le sport et un parc d’attraction au Japon
  • Digital Essence peut servir les projets éphémères et vient de déposer un brevet dans le domaine du médical (leur solution autorise un mapping qui permet de comprendre le traitement de certaines maladies)
  • Augmented Acoustics est adapté à toutes les expériences où le son n’est pas adapté (conférences) et aux événements sportifs (tournoi de judo par exemple, où l’on peut augmenter l’information visuelle avec de l’information audio).

Présence en ligne – Le marché du DIY | #MaMA2015

MAMA - Le marché du DIY

Date : 14/10/2015; Day 1

Fabrice Jallet – IRMgr
Emily Gonneau – CEO MyOpen Tickets
Sarah Schwaab – Marketing & Communication iMusician Digital
Gabriel Halle – Fondateur T.E.A.M.S.

 

Quel est l’état du marché du DIY aujourd’hui ?

Fabrice Jallet ouvre la conférence :

  • Depuis l’avènement d’internet, les artistes peuvent être visibles et avoir une vitrine via leur site ou leur blog
  • L’oeuvre – l’expression de l’artiste – est fixée sur support (CD).
  • Les contenus permettent aux fans d’écouter leur artiste même en son absence
  • Le live est la rencontre entre l’artiste et son public
  • Enfin arrive la gestion de l’image

 

Emily Gonneau confirme. On est passés d’un modèle où tout était délégué, à un modèle où l’on s’aperçoit qu’il y a certaines choses qu’il vaut mieux ne pas déléguer. Le premier shift vers le DIY, c’était Myspace. Aujourd’hui, on peut se connecter directement avec ses fans. Le DIY c’est avant tout une volonté : ce n’est pas résigné ou subi. Si on le veut, on peut déjà faire certaines choses soi-même.

Sarah Schwaab fait remarquer qu’Internet permet d’être visible, notamment vis-à-vis des pros.

Gabriel Halle cite l’exemple d’artistes qui se remettent en autoproduction, réalisant qu’ils n’ont peut-être pas intérêt à tout déléguer à leur maison de disque. Selon lui, quelle que soit leur notoriété, les artistes :

  • ont besoin d’outils pour le DIY
  • de savoir les gérer
  • doivent savoir communiquer avec les boîtes technologiques qui offrent les solutions
  • doivent avoir l’esprit d’entrepreneuriat.

Il y a donc deux cas de figure : l’artiste qui commence en DIY, et l’artiste déjà établi qui y revient.

 

Fabrice Jallet résume : « On parle donc d’un artiste entrepreneur qui chapeaute son projet, et décide de sa gestion.

Emily Gonneau met en garde sur la comparaison d’un artiste avec une startup. Beaucoup de questions, notamment celle de la valorisation, ne leur collent pas. Il faut bien parler d’un artiste entrepreneur et non pas d’un artiste entreprise. Au final, la question redevient toujours : « Comment est-ce qu’on nous trouve ? » C’est important avant tout d’être chez soi, et non-dépendant d’une plateforme. On peut ensuite faire le point avec les réseaux sociaux, et surtout, vers le réel. C’est fantastique d’avoir une présence digitale forte, mais ça n’a aucun intérêt si vous ne tournez pas.

 

Ces nouveaux réseaux sont-ils indispensables ? Faut-il être sur tous, peut-on se concentrer sur certains seulement ?

Gabriel Halle précise les choses : « Il ne faut pas prendre les choses à l’envers : ce sont des outils. Il faut avant tout se demander : ‘Qu’est-ce que j’ai à raconter ? Comment est-ce que je peux parler de moi ? Comment est-ce que je peux offrir une bonne expérience ?’ C’est ça qui va permettre de générer une communauté loyale autour de mon projet. Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat ne sont que des outils pour transmettre cette histoire. Si tu es artiste et que ça te plaît de documenter ta vie avec des photos, Instagram est génial. Snapchat, pareil : si le mec est fun et sait faire le show, ça peut lui être utile. S’ils utilisent un outil qui ne leur sert à rien, effectivement, c’est inutile. Mais si vous n’avez rien à raconter à vos fans, vous avez beau faire de la bonne musique, ça risque d’être compliqué. »

« Quand on est artiste, on a forcément quelque chose à dire ! », martèle Emily Gonneau. Elle poursuit : « Généralement, les artiste se présentent en fonction de leur genre : ‘Je fais de la pop’, ‘Je fais de l’electro’… ça ne dit rien sur ce qu’ils apportent dans leur musique, leur message ! Quand on est artiste, on a forcément son regard sur le monde : c’est ça qu’il faut traduire sur Internet, faire passer par ses outils. On revient sur l’ADN de son projet, pourquoi je fais tout ça, ce que j’ai envie d’exprimer. »

Selon Gabriel Halle, un artiste a besoin d’être présent de différentes manières :

  • Sur son site web, qui constitue son point central de communication
  • Sur Facebook, parce que tout le monde est dessus
  • La vidéo et YouTube sont aussi indispensables
  • Et il faut que la musique de l’artiste soit disponible au plus grand nombre, donc présente sur Deezer, SoundCloud, iTunes, SoundCloud.

Emily Gonneau enchaîne sur la data : « Avant, on n’avait pas toutes les datas qu’on a maintenant. Maintenant qu’on en a, mais la question c’est qu’est-ce qu’on en fait ? Je fais tout ça pour quoi ? Pour amener les gens à un concert ? Pour avoir des retours de fans sur les influences de ma musique ? L’artiste doit se fixer avant d’investir ces outils. »

Le Graal ultime, c’est d’arriver à vendre directement sa musique à ses fans. Mais avant de penser à vendre, Gabriel Halle insiste sur la nécessité de créer une communauté autour de son projet : « Je connais des artistes qui pensent se mettre sur BandCamp, presser un vinyle en édition limitée… Moi j’ai tendance à conseiller de ne pas vendre, et à constituer sa communauté. Via du crowdfunding éventuellement. Avoir un univers graphique, une stratégie de contenus à distribuer gratuitement à ses fans et qui permette de faire grandir sa fanbase. C’est un travail qui peut durer plusieurs années, donc compliqué économiquement… J’ai un artiste, Piers Faccini, qui a 20 000 inscrits à sa newsletter, sa propre boutique, et déjà là c’est léger. Un groupe qui a un EP qui tourne bien et signe quelques dates, ça ne suffit pas pour vivre de sa musique. »

 

Fabrice Jallet enchaîne avec une question de taille : quelle est la différence entre un aggrégateur et un distributeur ?

Réponse de Gabriel Halle : L’agrégateur est un prestataire technique comme peut l’être Fuga, iMusician ou Believe avec Zimbalam. Il propose la publication et le suivi/reporting des titres sur les plateformes de téléchargement et de streaming notamment pour les artistes autoproduits. La distribution va plus loin que cette logisitique : le distributeur est un commercial qui assure aussi le marketing et la promo, avec sa stratégie.

Et une fois les titres référencés, que fait l’artiste ?

Au début, c’était possible de se mettre en avant en DIY. C’est plus compliqué aujourd’hui, surtout si on est sur une niche, explique Gabriel Halle. L’idée est donc de driver du trafic vers ma fiche iTunes ou ma playlist Spotify. Donc ne plus avoir à dépendre de mon aggrégateur. Soit iTunes décide de le mettre en avant, et là il fait office de prescripteur, soit l’artiste n’a pas besoin d’eux et il arrive à dire à son audience “Mon album est sur iTunes, allez l’acheter.” Les aggrégateurs, depuis quelques temps, intègrent des fonctionnalités sociales : Deezer développe le messaging vers les fans, Apple a développé Apple Music. Maintenant il faut raconter des choses y compris au sein-même du magasin. À l’inverse, SoundCloud, qui était juste une communauté, se transforme en service.

Pourtant, souligne Emily Gonneau, le DIY, à l’origine c’est de ne pas avoir d’intermédiaire…

Gabriel Halle attire notre attention sur le fait que les grosses productions reprennent les codes du DIY : c’est ce que fait Drake. « Piers Faccini compare ce qu’il fait au circuit court agricole : il y a une prise de conscience sur ce que les gens veulent acheter, comment ils l’achètent et à qui ils l’achètent. Le consommateur qui achète au producteur, c’est une tendance qui va aller croissant. »

Emily Gonneau enchaîne : « Amazon lance une plateforme pour concurrencer Etsy, avec du fait main uniquement… Un certain nombre de gros acteurs reprennent ces codes. On est peut-être pas en mesure de se passer de certains intermédiaires. Le DIY aujourd’hui, c’est peut-être d’être lucide et informé, et d’y aller les yeux ouverts, et de savoir pourquoi on y va. »

 

De nombreux services apparaissent pour se charger du tracking et de récupérer l’information autour de ces diffusion, c’est ce qu’on appelle les métadonnées. Sarah, vous avez travaillé sur ce sujet ?

« On a développé une plateforme qui permet de récupérer les métadonnées de chaque track de manière très qualifiée, ce qui est très important pour la gestion des droits. », répond Emily Gonneau. « Il y a une présence invisible de la musique en ligne, ces choses qu’on ne voit pas mais qui sont très importantes. »

« La musique peut être présente sur une multitude de services en ligne : YouTube, Spotify, Shazam… », poursuit Gabriel Halle. « Derrière, il y a des outils qui permettent de reverser des droits. Il y a cette nécessité d’avoir une base de son catalogue avec les métadonnées qui vont bien : code ISRC, date, auteur, compositeur, titre… Il est important que ces données soient centralisées quelque part, et renvoyées vers les différents sites. Et c’est de là que doit partir la donnée vers les différents services. »

The Art of Booking, or how to get noticed by bookers | #MaMA2015

MaMA 2015 - How to get noticed by bookers

Date : 14/10/2015, Day 1

Speakers:

  • Stéphane Davet – Journalist, facilitator
  • Michal Kascak – CEO, Pohoda Festival (1997, 30 000 people, Slovakia, power of festival to open sensitive topics)
  • Biljana Bilic – Booking & Production, EXIT Festival
  • Dany Hassenstein – Booking, Paleo Festival
  • Peter Hvalkov – Scheduler & Booking, Roskilde Festival
  • Jean-Louis Brossard – Artistic Director, Transmusicales

 

FESTIVAL SPIRIT

Peter Hvalkov begins by introducing the Rosklide Festival. It’s never been looking for music that sells tickets, it’s more focused on the charity organization, and has been that way since its creation in 1975. As a benefit organization whose donations reach out to the world, they have to present that.

Dany Hassenstein says that the Paleo Festival kept its folk DNA. Joan Baez played in 1981 and was the first international headline, and she came back last year. It’s still all about passion, and the new generation feels privileged of booking such an old event. « We know our audience, what they would like to hear. And the audience knows us, trusts us, and comes to discover », he adds.

Biljina Bilic from the EXIT Festival explains that people could not travel because of war, so the idea was to bring the artists to Serbia. Young serbians do not have that much money to travel, and few bands come to Serbia. They also wanted to escape Serbia’s image, hence the name. At first the festival lasted 102 days. Now it’s 4. The EXIT is run by a fundation and has a lot of social activities throughout the year.

The Pohoda Festival comes from an alternative music scene, and Michal Kascak and his team want to keep it that way. Michal is not a big believer in the new trends of franchise of festivals etc. What matters is the spirit of the festival. You have people who don’t care who comes, hardcore fans that buy tickets without any announcement. 50% come for the atmosphere and the scene, 50% come for the music and the line up.

Jean-Louis Brossard, from the Transmusicales, is the only festival that doesn’t book headliners. Jean-Louis just doesn’t book famous bands. « That’s the way I’m working », he says. « I receive CDs, I travel. This year I have a band from Thailand,Khun Narin’s Electric Phin Band, and the first thing you have to do is book the ticket before even talking money. »

FESTIVAL BOOKING

Peter Hvalkov points out that the work is done by volunteers, so it takes time to decide what we are going to do. They are already preparing 2017: if you want to build a new stage, you have to think about it a long time in advance. Peter starts booking early for the headliners. « We had one of next year’s headliners before the beginning oh this year’s edition. We look at video clips, tapes, CDs for unknown artists, and also a lot of travels. Africa, Latin America, Asia. »

« It’s absolutely crazy », says Michal Kascak. « I’m too focused on 2015 to book for 2016. And once my festival is off, I don’t want to hear about any festival for a month. So I start mid-september. I made my first call two weeks ago. The fact of booking earlier and earlier, the competition to be the first to announce, I don’t think it’s very healthy. And the franchise thing as well. If as one person, you offer 20 festivals, the agent is like “Done”. That’s not healthy either. »

« It’s a never ending story », adds Biljana Bilic. « It’s a non-stop work. EXIT is a major festival but does not have a major budget. We can’t compete money wise. We have to sell our story. »

Dany Hassenstein explains that in May or April, they can’t come with a big offer for the next year: they don’t have the money at that time. « Too early and we don’t have the budget. Too late… And it’s too late. I’d like to take a month off after the festival, but it’s less and less possible ». He makes clear that they only book bands they have seen. It’s all about music first.

FESTIVAL SOLIDARITY

« We share a lot of common issues, legal or whatever », explains Dany Hassenstein. « There are federations like De Concert! that help us exchange booking information ».

Michal Kascak works a lot with EXIT to coordinate booking. « I talk a lot with Ivan (Milivojev, EXIT’s founder that was at the MAMA last year, Editor’s Note). « We share our problems and our solutions. Festivals from Yourope (82 festivals) exchange their last edition issues and how to deal with it. » Referring to the branding trends, he smiles: « We’re the dolphins. We attack sharks. »

FESTIVALS, DISCOVERY & NEW ARTISTS

Peter Hvalkov begins with that fact:  « The income of artists is no longer on sales of CDs, it’s on live music and merchandise. » It happened over the last 5, 6, 7 years, it became obvious. « When did you start listening to music on your computer? », he asks. « That’s the beginning of the story. » Money wise, headliners represent a big part of the budget. The average age of the audience is 23, 24. « We know what attracts newcomers : artists they know, so headliners. The headliners are less than 5% of the bands scheduled. The headliners of tomorrow might be in the rest« … The Roskilde Festival is not a showcase: « We are asking for 60 minutes minimum, it’s usually 90 minutes. So they have to be really good in live performance. » But they also want to share their own story: « We want to present the music of today and tomorrow, but also present the story of what the popular music is what it its today. That’s why we have the Rolling Stones and Paul McCartney. » They really try to bring a high quality of variety in the programming, so that next year festival-goers don’t wait for the headliners to buy their tickets.

« Young people like to be in advance. », explains Jean-Louis Brossard. « Our audience is younger and younger, they like to discover bands and be the first to know them. At the Transmusicales, you can discover hip hop stuffs, bands coming from Africa… People love to be surprised. »

So what are these bookers’ sources while looking for all these new bands ? Social media, showcase festivals like Eurosonic or the MaMA, SXSW, Great Escape, Spot ?

« You must spend more and more money for headliners », says Michal Kascak. « You have to find some solutions: we can’t have more money from sponsors or from tickets. We had to decrease the number of bands 182, now 128. Only one stage running on Thursday… Headliners are consuming more and more money and it will become a problem for middle acts. One of the main goals of healthy festivals is to present new acts. It’s great that you can see that people are there, watching the stage for unknown acts. If you have only headliners, people waiting for a big name, the venue is just waiting. You lose the spirit, the sense of community. For scheduling, I believe friends, we use a bit of social media but not so much. We also receive recommendations of fans. At a showcase even, if I’m seeing 30 bands, I must have 3-4 that I love and want to bring back. »

Jean-Louis Brossard loves the Great Escape Festival in Brighton: there are bands from Africa, Australia, America. « I’m listening to all the bands before going and doing my program. And you end up willing to watch 3 bands at the same place. I’m not zapping : if it’s boring I’m leaving, if it’s good I’m staying. »

Dany Hassenstein insists that the Paleo Festival will never book a band they have not seen live. « If we really can’t, we call someone we really trust and who has seen the band live, » he says. « I really like going to the Transmusicales, and Brighton. The most important event for that is Eurosonic. We recommend bands to other festivals at that time. Same thing, for 30 bands, I want a 3 or 4. We have a Google Doc we Eurockéennes and Vieilles Charrues where we share who we want to book. » Sometimes, he’ll see a band that he won’t book the first year, but will keep an eye on it because they have potential.

Jean-Louis Brossard won’t give us any band name that he recently discovered: « I’m not  talking about a band before I have booked it. I want to have the exclusivity on the artist. » Too bad, but we get that.

HOW TO GET NOTICED BY BOOKERS?

« It’s horrible to answer this question », says Dany Hassenstein. « Don’t send us emails, CDs, links. We want to see the bands. So tell us where you’re going to play very soon.  There’s no good or bad moment. We want to see them. »

« It depends where you go », nuances Michal Kascak. « If you want to make a career in UK, you need a portfolio etc. If you want to make a career in Slovakia, just come and play. We booked main stage an Israeli band, two slots before Bjork. One of the best in my opinion. They don’t have any CD. »

« We’re traveling a lot », says Biljana Bilic. « You can send stuffs whenever you want, but we don’t give any answer before July, because we are waiting for the answer of the headliners. » She adds that the nationality of people coming is taken into account: « We have a lot of locals, ex-Yugoslavia. The audience wants to see the old bands, and they are the one buying the tickets. We want to present new things. We need to find the balance. »

For Peter Hvalkov, the best time to get noticed by bookers is when the artist is ready. « We have a decision committee », he explains. « We decide on what we hear and what we see, and information from our network and what others festivals do. But we don’t look at the number of songs sold, or hits on YouTube. « We had Lo’jo, it was their first performance. We knew their manager at the time, and trusted him. You have to trust your network. »

Jean-Louis Brossard shares his point of view: « If I listen to a link I received, I want to see charism in live. Dany wants to see all the bands. I don’t. I love to discover bands at the Transmusicales. Sometimes they do their first live here. Gotan Project and Saint Germain had not played before. If the band is in that situation, we just ask ‘Do you think you’ll be ready for December?’ If the answer is yes, we’ll do it. »

THE END OF ENGLISH HEGEMONY?

Michal Kascak believes they are not focused enough on Central Europe and Eastern countries. « We don’t have enough bands from Hungary. We have a lot from Africa. Our last 4 stages were Israel, Syria, then Bjork. We as festivals need to show how great music is everywhere. »

« There might be a little change in the programmation, but there is so much more to find », adds Peter Hvalkov.

Biljana Bilic, Michal Kascak and Dany Hassenstein insist on presenting local bands.

And that, my friends, is the end of the very first conference of the MIDEM 2015.

Le Hellfest nous en met plein la vue, etc – #NEWSFEED 09/2015

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L’actualité principale de ce mois-ci, c’est la performance du Hellfest, qui ouvre sa billetterie sans avoir annoncé sa programmation.

En vrac, les autres actualités de l’industrie musicale pour le mois de septembre :

Identifier les produits disruptifs & else – #NEWSFEED 08/2015

Newsfeed 08/2015 - Identifier les produits disruptifs

Vous avez passé de bonnes vacances ?

L’actualité principale du mois, c’est cet article qui propose 4 moyens pour les musiciens et les labels d’identifier les produits disruptifs avant les autres. Smells like LiveSparks spirit ?

En vrac, les autres actualités de l’industrie musicale pour le mois d’août.

Profil des superfans & else – #NEWSFEED 07/2015

Newsfeed 07/2015 - Profil des superfans

L’actualité principale de ce mois-ci, c’est la sortie du rapport de MIDiA Research sur le profil des superfans et leurs attentes. On en avait parlé en juin.

En vrac, les autres actualités de l’industrie musicale pour le mois de juillet :

#Newsfeed 06/2015

Un mois de juin riche en actualités. Evidemment, il y a eu le MIDEM (notre compte-rendu ici), mais beaucoup d’autres choses :

Economic models of the music business today in Brazil | #MIDEM2015

music business today in Brazil
Date : Samedi 06/06, Day 2

 

Intervenants :
  • Bruno Boulay – Modérateur
  • Ulises Gasparini – iMusica
  • Connie Lopes – ZooCom Eventos
  • Wagner Palazzi – Label SESC-SP
  • Bernardo Pauleira – Embolacha Projetos Criativos
  • Leandro Ribeiro Da Silva – Brasil Music Exchange
  • Ulises Gasparini

 

Le panel « Economic models of the music business today in Brazil » est l’occasion de faire le point sur ce qu’il se passe au Brésil, tant sur le live que sur le digital, le crowdfunding, ou le consulting pour lancer des artistes dans ce pays, ou à l’inverse lancer des artistes brésiliens ailleurs dans le monde.

 

Connie Lopes ouvre le panel avec ce fait : le Brésil a consolidé sa position parmi les pays offrant des lives majeurs, d’artistes nationaux et internationaux. Le pays arrive ainsi en seconde place en Amérique latine derrière le Mexique, et prévoit une croissance de 34% jusqu’en 2018. Le marché génère aujourd’hui $120M de revenus, et devrait atteindre $160M en 2018. Connie préfère investir dans des festivals “spéciaux” plutôt que massifs, suivant une thématique précise, afin de proposer plus que de l’entertainment, comme Back2Black par exemple, festival de culture africaine.

 

Wagner Palazzi présente ensuite SESC, qui participe a des projets éducatifs, distribuant des bourses en ayant pour objectif une transformation sociale. Quel rapport avec la musique live, alors ? SESC possède 500 antennes dans tout le Brésil, et à travers des activité de label et d’organisateurs de live, permet à des artistes d’émerger et d’exister sur la scène brésilienne.

 

Le Brésil est un marché spécifique, avec ses propres particularités. Le crowdfunding, par exemple, y rencontre un certain succès. Bernardo Pauleira raconte ensuite que pour lui, tout a commencé parce qu’il est musicien. En tant que musicien, il a rencontré des difficultés à trouver des investisseurs pour financer un album ou une tournée. Après 18 ans dans l’industrie musicale, il s’est aperçu que les artistes achetaient leurs albums pour les vendre à leurs propres concerts. Bernardo a joué dans la rue avec son groupe, et a écoulé 6000 albums en direct to fan. En constatant l’envolée de Kickstarter en 2010, il décide de fonder Embolacha. En tant que label, ils sont toujours en recherche de sponsors et d’opportunité. Si vous avec une fanbase et que vous y êtes connectés, vous pouvez faire beaucoup de choses avec votre public et développer vos idées.A ce jour, 1M de reales ont été récoltés et 50 albums sont parus grâce à la plateforme. Ces artistes n’auraient eu aucune chance de publier avec une major. Tout le monde connaît les grands noms. Embolacha veut pousser la nouvelle génération de compositeurs, de producteurs et d’artistes, à une nouvelle audience. Les Beatles ont commencé dans un club avec 200 personnes. C’est ce qu’on a sur la plateforme. Les projets durent entre 30 et 60 jours. Les fans donnent de l’argent en échange de récompenses, comme une copie du prochain album ou des places de concert. Les marques peuvent avoir des opportunités et s’associer à l’artiste.

 

Ulises Gasparini se souvient qu’iMusica a commencé à vendre du digital en 2000, alors que seulement 4% de la population brésilienne avait accès à Internet. En 2005, ils réalisent que les contenus digitaux sont particulièrement bien adaptés au mobile : ils commencent alors à développer une unité mobile au sein de la société. Ulises aborde ensuite 3 marchés brésiliens différents :
  • Streaming : immunisa possède sa propre plateforme de streaming. Le Brésil compte 300M de lignes mobiles, et le revenu moyen par utilisateur n’est que de $6 par mois, pour les services voix, messages et internet. Dès lors, il devient difficile de vendre un abonnement à $10 ou même $5. iMusica a donc mis en place un abonnement hebdomadaire, pour vendre le service en microbilliing.
  • Sonneries : 30% des revenus d’iMusica provenaient de la vente de sonneries en 2014. Les Brésiliens sont friands de ce genre de service, notamment parce qu’ils sont abordables. A l’origine, le service était présenté sous forme d’abonnement mensuel : 60 cents par opérateur téléphonique pour activer le service et 60 cents par chanson. Le service a ensuite été unifié : l’utilisateur a désormais accès au catalogue entier pour 30 cents par semaine. iMusica s’intéresse également à un autre modèle : au Brésil, 80% des abonnements sont prépayés, pour $2 ou $3 par semaine. iMusica père se greffer sur le renouvellement hebdomadaire pour proposer une expérience digitale en micropaiements.
  • Branded content : Coca Cola Fan, 24h de live content, music entertainment, interviews, très intéressant pour les adolescents, très différent du modèle publicitaire habituel. Le sponsoring est un très bon modèle pour les pays émergents.

 

Leandro Ribeiro Da Silva présente ensuite Brasil Music Exchange, qui a pour mission d’aider les sociétés musicales brésiliennes à développer des partenariats à l’international : développement de réseaux, speed meetings, organisation de missions… BME offre ainsi une visibilité à ces organisations sur des événements internationaux, comme le MIDEM ou le SXSW. BME est également présent à l’intérieur des frontières brésiliennes, invitant des acheteurs étrangers potentiels et leur faisant découvrir la scène musicale brésilienne. L’intelligence department étudie les marchés et apporte des informations aux organisations accompagnées. BME a également des partenariats avec des structures britanniques et américaines. Si vous cherchez des informations sur le marché musical brésilien, il est fort probable que BME soit en mesure de vous fournir des informations de qualité.

 

Répondant à une question sur la spécificité régionale du Brésil en raison de sa langue, Bernardo explique que le Brésil est un marché très orienté sur le local, Entre 70% et 80% des contenus téléchargés et streamés ont Brésil sont ceux d’artistes brésiliens. C’est également le cas dans les autres pays sud-américains, dans une proportion moindre. Certains rythmes et artistes sont particulièrement populaires dans des régions spécifiques. Pour se développer au Brésil, il est donc fondamental de s’adresser non seulement à des artistes locaux, c’est-à-dire non seulement brésiliens mais en plus régionaux.

Visionary Talks – Vania Schlogel, Chief Investment Officer, Tidal | #MIDEM2015

Tidal - Vania Schlogel

Date : Vendredi 05/06, Day 1

Intervenants :

Tidal a été au coeur de la controverse après le buzz qui a suivi son lancement officiel. Il était donc fondamental de leur donner la parole.

 

Vania Schlogel insiste sur la nécessité de redonner une véritable valeur à la musique, et d’avoir ce débat dans l’industrie avec tous ceux qui  sont concernés. Est-ce que $9.99 constitue définitivement le juste prix ? Elle met dans le même temps en exergue un paradoxe : l’intérêt pour la musique va croissant, alors que sa valeur ne cesse de diminuer. La musique est différente des autres biens qui peuvent être vendus : intangible, elle nous rappelle souvent une personne, un lieu, un événement, un souvenir, et véhicule de nombreuses émotions. Elle insiste donc sur la nécessité pour nous tous de repartir avec l’idée de base que la musique a de la valeur : 93% des gens, tous segments confondus, écoutent de la musique au moins une fois par semaine.

 

Vania Schlogel évoque un autre souci : le jargon de l’industrie et la façon de s’adresser au public sont les mêmes (streaming…). Il est nécessaire selon elle de simplifier le discours qui est tenu aux consommateurs.

 

Enfin, Vania Schlogel revient sur les reproches qui ont été faits à Tidal, concernant leur rapport aux indépendants et aux émergents. Elle explique que de nombreux artistes indépendants et émergeants étaient associés au lancement de la plateforme, et ont été blessés par ce genre de propos. Tidal, par ailleurs, compte simplifier la possibilité pour les artistes d’être distribués sur la plateforme sans être signé.